Premières lignes·Rendez-vous lecture

Premières lignes # 115 – Hygge & Kisses, de Clara Christensen

Hello tout le monde,

Aujourd’hui, c’est dimanche, le jour de notre rendez-vous hebdomadaire « Premières lignes », qui a été initié par Ma Lecturothèque. J’ai choisi de vous présenter l’incipit du roman que je suis en train de lire. Il s’agit de « Hygge & Kisses » , de Clara Christensen.

Ballottée dans la rame de métro bondée qui l’emmenait au travail, Bo Hazlehurst, en ce lundi matin, ne parvenait pas à se défaire de l’idée que sa vie n’était pas telle qu’elle aurait dû être. Pourtant, du haut de ses vingt-six ans, elle n’était pas à plaindre. Elle avait un travail respectable, une famille aimante, une vie sociale active ; autant de raisons de sourire, non ? Sauf qu’un article sur la « crise du quart de vie » lu dans un journal quelconque avait éveillé en elle l’impression que quelque chose clochait ; que, d’une certaine façon, elle n’était pas vraiment une adulte, mais plutôt une petite fille qui jouait à être grande.

Elle manqua perdre l’équilibre quand le métro, dans un hurlement de freins, s’immobilisa brutalement dans le tunnel. Morte de honte, elle se redressa, rajusta la lanière de son sac sur son épaule et marmonna une excuse en dégageant son nez de l’aisselle de son voisin, un cadre au crâne prématurément dégarni. Les autres passagers émirent des grognements désapprobateurs, adoptant comme un seul homme l’expression d’agacement appropriée devant ce retard imprévu. Bo ne fut pas en reste. Cherchant à oublier un peu cette histoire de « crise de quart de vie », elle se concentra sur la journée qui l’attendait au bureau.

Elle travaillait dans le West End, pour une boîte spécialisée en logiciels de comptabilité. Bon, honnêtement, l’informatique n’était pas tout à fait le domaine d’activité dont elle avait rêvé pendant ses trois années d’études en psychologie à l’université d’East Anglia ; et quand, trois mois après son diplôme, on lui avait proposé ce poste d’assistante, elle avait d’abord hésité. Quelque chose de plus passionnant, qui lui ressemblait davantage, allait peut-être se présenter, non ? Mais ses parents l’avaient encouragé à profiter de cette opportunité d’entrer par la petite porte dans une société réputée, sur un secteur porteur. (« Le monde aura toujours besoin de logiciels de compta » , avait sagement rappelé son père – lui-même comptable.) Pour finir, elle avait accepté.

Relativement satisfaite d’avoir trouvé si vite un « vrai » travail (là où nombre de ses amies devaient se contenter de postes d’intérim ou de jobs de serveuse), Bo avait ravalé ses réticences pour se lancer dans la vie active avec l’esprit ouvert. Le poste n’était peut-être pas très motivant, mais elle travaillerait en plein cœur du West End, à deux pas d’Oxford Street – une véritable aubaine pour une jeune femme de vingt et un ans qui venait de passer trois ans dans une cité universitaire de la banlieue de Norwich. Elle s’imaginait déjà pendant les pauses-déjeuner, faire du shopping, rejoindre des amies ou dévaliser le rayon maquillage de Selfridges.

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Si non, avec ces premières lignes, vous tente-t-il ?

Bon dimanche à vous, et à très vite !

K.

4 commentaires sur “Premières lignes # 115 – Hygge & Kisses, de Clara Christensen

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s