Premières lignes·Rendez-vous lecture

Premières lignes # 80 – Le dernier procès de Victor Melki, de Sandrine Destombes

Hello tout le monde,

Aujourd’hui, c’est dimanche, le jour de notre rendez-vous hebdomadaire « Premières lignes », qui a été initié par Ma Lecturothèque. J’ai choisi de vous présenter l’incipit d’un livre qui a récemment rejoint ma PAL. Il s’agit de « Le dernier procès de Victor Melki » de Sandrine Destombes.

Trois ans plus tôt…

Trente-deux degrés un vingt-sept avril. Ce n’était pas une première pour ce village du sud de la France mais c’était tout de même assez exceptionnel pour relancer le débat du réchauffement climatique à chaque terrasse de café. Il avait fallu moins d’une semaine de températures élevées pour influer sur le rythme des Aptésiens. Plutôt que de lutter en vain contre une chaleur étouffante, les réflexes méridionaux s’étaient mis en place. Toutes les persiennes de la commune se fermaient dès neuf heures du matin pour ne se rouvrir qu’en fin de journée. Ici, personne ne flânait au soleil, on laissait cette coutume insensée aux gens du Nord.

Sans traîner des pieds, chacun ralentissait le pas, s’évitant une suée inconfortable, aussi personne ne prêta attention à cette femme au dos voûté qui peinait à grimper les escaliers de la mairie d’Apt.

S’accrochant au garde-corps comme si sa vie en dépendait, Lorette Angeli n’avait d’autre choix que de s’arrêter à chaque marche pour reprendre son souffle. Arrivée à la fin de son ascension, c’est avec tout son corps qu’elle tenta de pousser l’une des portes de l’hôtel de ville. A bout de forces, cette femme frêle, qui n’avait pourtant qu’une cinquantaine d’années, n’était plus en mesure de comprendre que les battants s’ouvraient vers l’extérieur et qu’elle devait les tirer si elle voulait avoir une chance d’entrer dans le bâtiment. Ses muscles étaient tétanisés. A cet instant précis, elle n’avait qu’une envie : s’allonger et dormir.

Au bord de l’évanouissement, elle se sentit saisie sous les aisselles. L’instant d’après, elle était assise sur une banquette en velours sans avoir conscience qu’elle devait ce miracle à l’intervention d’un homme qui l’avait portée à bout de bras.

Une jeune fonctionnaire préposée à l’accueil se précipita pour lui apporter un verre d’eau tandis que le visiteur salvateur s’éclipsait sans chercher à être remercié.

L’air climatisé apporta à Lorette Angeli l’oxygène qui lui manquait. Elle avala goulûment une gorgée tout en scrutant son environnement.

-Je cherche la police ! dit-elle une fois désaltérée.

Et vous, avez-vous lu ce thriller ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Si non, vous tente-t-il ?

Bon dimanche à vous, et à très vite !

K.

2 commentaires sur “Premières lignes # 80 – Le dernier procès de Victor Melki, de Sandrine Destombes

    1. C’est tout à fait ça 🙂 moi aussi, j’ai envie de lâcher ma lecture en cours pour débuter celui-ci, dont le début me semble prometteur, d’où le partage… 😉
      Belle journée à toi aussi ! A bientôt 🙂

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