Premières lignes, Rendez-vous lecture

Premières lignes # 79 – La maison des voix, de Donato Carrisi

Hello tout le monde,

Aujourd’hui, c’est dimanche, le jour de notre rendez-vous hebdomadaire « Premières lignes », qui a été initié par Ma Lecturothèque. J’ai choisi de vous présenter l’incipit d’un livre qui a rejoint ma PAL la semaine dernière. Il s’agit de « La maison des voix » de Donato Carrisi.

23 février

Une caresse.

A la frontière brumeuse entre la veille et le sommeil, juste avant de plonger dans l’abysse de l’oubli, elle sentit des doigts glacés toucher son front et elle entendit un murmure triste et doux.

Son prénom.

La fillette ouvrit grand les yeux et fut saisie d’effroi. Quelqu’un était venu lui rendre visite pendant qu’elle dormait. Cela pouvait être l’un des anciens habitants de la maison, parfois, elle bavardait avec eux et les entendait bouger comme des rats, en rasant les murs.

Mais les spectres parlaient en elle, pas à l’extérieur. Même Ado – le pauvre Ado, le mélancolique Ado – venait parfois la voir. Toutefois, à la différence des autres spectres, il ne parlait jamais. C’était donc une pensée plus concrète qui venait de la déranger.

A part papa et maman, personne ne connaissait son prénom dans le monde des vivants.

C’était la « règle numéro trois » .

L’idée d’avoir violé l’une des cinq recommandations de ses parents l’effrayait. Ils lui avaient toujours fait confiance, elle ne voulait pas les décevoir. Surtout pas maintenant que papa lui avait promis de lui apprendre à chasser avec un arc et que maman était d’accord. Mais ensuite elle réfléchit : comment cela pouvait-il être sa faute ?

Règle numéro trois : ne jamais dire son prénom aux étrangers.

Elle n’avait pas révélé son prénom à qui que ce soit, et il était impossible qu’un étranger l’ait entendu par erreur. De toute façon, cela faisait deux ou trois mois qu’ils n’avaient vu personne dans les alentours de la ferme. Ils étaient perdus en pleine campagne, la ville la plus proche se trouvait à deux jours de marche.

Ils étaient en sécurité. Juste eux trois.

Règle numéro quatre : ne jamais s’approcher des étrangers et ne pas se laisser approcher par eux.

Alors, comment était-ce possible ? C’était la maison qui l’avait appelée, elle ne voyait pas d’autre explication. Parfois, les poutres produisaient des grincements sinistres ou des gémissements musicaux. Papa affirmait que la ferme reposait sur ses fondations comme une vieille dame assise dans un fauteuil, qui bouge régulièrement pour s’installer plus confortablement. Dans son demi-sommeil, elle avait pris un de ces bruits pour son prénom. Rien de plus. Son inquiétude se calma. Elle referma les yeux.

Le sommeil l’appelait, l’invitait à le suivre à l’endroit chaud où tout se dissout.

Elle était sur le point de s’y abandonner quand quelqu’un l’appela à nouveau.

Et vous, avez-vous lu ce thriller ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Si non, vous tente-t-il ?

Bon dimanche à vous, et à très vite !

K.

3 réflexions au sujet de “Premières lignes # 79 – La maison des voix, de Donato Carrisi”

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