Premières lignes·Rendez-vous lecture

Premières lignes # 46 – L’expatriée, d’Elsa Marpeau

Hello tout le monde,

Aujourd’hui, c’est dimanche, le jour de notre rendez-vous hebdomadaire « Premières lignes », qui a été initié par Ma Lecturothèque. J’ai choisi de vous présenter les premières lignes d’un roman policier qui a récemment intégré ma PAL. Il s’agit de « L’expatriée » , d’Elsa Marpeau.

« Ici ou là »

Des quarante millions de passagers sillonnant l’aéroport de Changi tous les ans, l’immense majorité ne traverse jamais la barrière de la douane. J’ai été comme eux. Une passagère en escale. Je ne devais ma connaissance de Singapour qu’à mon imagination. Je m’étais figuré des buildings en rangs serrés. Des rues immaculées, au tracé net, un quadrillage rationnel, des portions d’espace millimétré. Des visages innombrables, identiques. Une cité sans crime, sans chewing-gum et sans âme.

Quand j’ai franchi les portes automatiques pour atteindre l’autre côté, celui du réel, quand j’ai cessé d’être une touriste en transit pour devenir une expatriée, quand j’ai arrêté de fantasmer Singapour pour y devenir résidente temporaire, je me suis trouvée plongée au cœur d’une jungle. Dans un marécage.

Partout, la végétation enlace les buildings et le béton. Une végétation dense, odorante, démesurée. Des fougères géantes éclatent en gerbes sur les troncs. Les arbres à pluie bordent les avenues. Leurs branches immenses se mêlent au ciel, de part et d’autre des trottoirs, recouvrant l’agitation urbaine de leur canopée. Les racines plongent en terre et affleurent à la surface, des dizaines de mètres plus loin. Des kilomètres de béton et une profusion végétale forment l’urbanisme particulier de cette cité-Etat, qui s’est extirpée du chaos il n’y a pas plus de soixante ans, ensevelissant la misère et l’opium sous sa verticalité, érigeant des tours de métal et de verre sur le cloaque.

Et vous, connaissez-vous Elsa Marpeau ? Est-ce que ce polar vous tente ? Peut-être l’avez-vous déjà lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Bon dimanche à vous, et à très vite !

K.

2 commentaires sur “Premières lignes # 46 – L’expatriée, d’Elsa Marpeau

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